Nous venons de montrer, avec de nombreuses preuves � l'appui, que le texte du Coran et celui de la Bible sont aujourd'hui pratiquement identiques a celui de leurs origines. Ils sont donc dignes de foi. Ceci �tant acquis, nous allons pouvoir aborder la question de la relation de la science avec chacun d'eux. Il est cependant n�cessaire de revenir un instant sur la question des pr�suppos�s. Petits � pr�suppos�s � en vue d'un accordAux chapitres I et II de la premi�re section nous nous sommes int�ress�s aux grands pr�suppos�s. L'anecdote authentique que je rapporte illustre le fait que nous �laborons tous des postulats, de moindre importance et de moindre cons�quence, pour mettre en accord certains faits ou certaines id�es. Je m'�tais rendu en Tunisie, par avion. A ma descente d'avion, je h�lai un taxi pour me conduire en ville. Pendant le trajet, j'engageai la discussion avec le chauffeur. A un moment donn�, il me demanda ce que je pensais du Coran. � Et bien, lui dis je, il d�clare que les juifs n'ont pas tu� J�sus, qu'ils ne l'ont pas crucifi�. D'apr�s le Coran, J�sus ne mourut pas. La Bible affirme tout le contraire ! Non seulement J�sus mourut, mais il mourut pour nos p�ch�s, les v�tres et les miens. Si le Coran sous-entend que J�sus est mort, mais qu'il n'est pas demeur� mort, je peux accepter ses affirmations sur ce point, et nous n'aurons aucune divergence ! � Il me r�pondit : � Votre d�marche fait appel � la logique (vous admettez un pr�suppos�) pour expliquer autrement l'affirmation du Coran �. Il avait raison, et poursuivit en r�affirmant, comme le font toujours les musulmans : � Non, J�sus ne mourut pas ! � Je repris alors : � Comment comprenez-vous donc le verset dans lequel Dieu d�clare : `O J�sus, voici (inna)1 que je vais t'achever, et t'�lever vers Moi' (Sourate de la famille d'Amram 3.55) ? N'indique-t-il pas que J�sus mourut avant de ressusciter ? � Le chauffeur r�pondit : � Aaah, mais les d�clarations qui suivent inna ne doivent pas n�cessairement �tre consid�r�es comme suivant un ordre chronologique �. Il me fut facile alors de lui r�torquer : � Mais vous venez de vous servir de la logique (vous admettez un pr�suppos�) �. Nous avons ri de bon coeur, car nous avions compris tous Ies deux que nous avions agi de la m�me fa�on2. J'ai �voqu� ce souvenir parce que le Dr. Bucaille, dans son approche de la Bible interdit tout type � d'explication � ou � de pr�suppos� � qui permettrait de concilier deux textes qui, � premi�re vue, sembleraient se contredire. Mais quand il s'int�resse au Coran il fait ce que tout homme fait et accepte des � pr�suppos�s �, pour ses explications destin�es � r�soudre les difficult�s. Cette attitude est particuli�rement �vidente si on consid�re les points suivants. Le Dr. Bucaille affirme (A) que le Coran fait preuve d'une pr�connaissance surnaturelle de la science moderne, ce qui ne peut s'expliquer que par son origine divine. II d�clare ensuite (B) que le Coran, � l'inverse de la Bible, ne comporte aucune erreur scientifique. Enfin (C) il reproche � la Bible de ne pas faire suffisamment intervenir la nature pour manifester la gloire et la puissance de Dieu. Examinons attentivement ces affirmations pour voir si, r�ellement, elles tiennent debout. J'ajoute encore que le Dr Bucaille n'est pas le seul auteur � parler des rapports entre le Coran et la science. Des hommes de science musulmans se sont aussi d�cid�s � �crire sur ce sujet, et nous passerons en revue certaines, de leurs id�es, en particulier celles d�fendues par le Dr Bechir Torki , Tunisien, et titulaire d'un doctorat en physique nucl�aire. Il est le co-fondateur de la revue Science et Foi et l'auteur du livre L'Islam, Religion de la Science. 3 Anticipation des connaissances scientifiquesCes apologistes ne m�nagent pas leurs efforts pour trouver dans le Coran des indices d'une connaissance scientifique, au sens moderne, ce qui leur permet d'affirmer le caract�re miraculeux de ce livre et d'en d�duire son origine divine. Un tel effort n'est pas bl�mable en soi, mais un examen plus minutieux prouve que les r�sultats de ces recherches ne sont pas aussi spectaculaires que certains l'avaient affirm�. Nous verrons d'ailleurs, � la fin de ce chapitre, que ces affirmations ne vont pas sans poser un r�el probl�me d'ordre th�ologique. l. Le cycle de
l'eau (1) l'eau s'�vapore des mers et de la terre ; (2) elle se forme en nuages ; (3) elle tombe sous forme de pluies qui (4a) arrosent et f�condent la terre, et (4b) r�approvisionnent les nappes d'eau, ce que l'on constate au jaillissement des sources et au niveau des puits. Le Dr Bucaille pr�tend que jusqu'� la fin du XVIe si�cle � les hommes avaient des conceptions tout � fait erron�es sur le r�gime des eaux �. Il pense, par cons�quent, que les affirmations contenues dans le Coran et qui traduisent une connaissance exacte du cycle de l'eau, ne peuvent pas provenir d'une source humaine. Il cite les Sourates 50.9-11, 35.9, 30.48, 7.57, 25.48-49 et 45.5 comme versets � l'appui des phrases (2), (3) et {4a). Prenons l'exemple de la Sourate de Al-A`r�f 7.57, dat�e de la p�riode mecquoise tardive : �C'est lui (Dieu) qui envoie les vents, annonciateurs au-devant de Sa mis�ricorde. Puis lorsqu'ils portent une nu�e lourde (2), Nous la dirigeons en faveur d'un pays mort, puis Nous en faisons descendre l'eau (3), puis Nous en faisons sortir toute esp�ce de fruits (4a). Ainsi ferons-Nous sortir les morts. Peut-�tre vous rappellerez-vous ? � Pour justifier la phase (4b), le Dr Bucaille cite les Sourates 23.18-19, 15.22, et la Sourate des Groupes (Al-Zumur) 39.21, dat�e de la p�riode mecquoise tardive, qui d�clare : � Ne le vois-tu pas ? Oui, Dieu fait descendre du ciel, de l'eau, puis Il l'achemine en sources dans la terre (4b) ; par l�, ensuite, Il fait sortir une culture aux couleurs diverses... � Ces versets sont manifestement vrais dans leurs dires. Mais la question que l'on est en droit de se poser est celle-ci : font-ils vraiment �tat d'une connaissance anticip�e pour l'�poque au point de prouver leur origine divine ? La r�ponse doit �tre � Non �. N'importe qui, m�me un citadin, peut d�crire les phases (2), (3) et (4a). Et quiconque a tant soit peu �t� en contact avec des fermiers, pendant une p�riode de s�cheresse, les a certainement entendu parler de puits ass�ch�s et de sources taries, ce qui est une autre mani�re d'exprimer la simple v�rit� de la phase (4b) : la pluie est � l'origine des eaux souterraines. Qu'en est-il de la phase (1) relative � l'�vaporation comme cause de la formation des nuages ? C'est un ph�nom�ne plus difficile � comprendre par l'observation courante. Il n'est jamais mentionn� dans les versets coraniques pr�-cit�s. Le Dr Torki reconna�t cette lacune et a propos� de voir une r�ponse dans la Sourate de la Nouvelle (Al Naba' )78.12-16. C'est une Sourate de la p�riode mecquoise ancienne. Nous y lisons : � Et nous avons construit au-dessus de vous sept (cieux) renforc�s et d�sign� une lampe tr�s ardente, et fait descendre, des nu�es, eau abondante, pour en faire sortir grains et plantes, et jardin s'entrela�ant. � Il pr�suppose ici que la r�f�rence au soleil, cette � lampe tr�s ardente � suivie de la mention de la pluie, d�montre la phase manquante (1). Ce n'est pas totalement impossible, mais cela para�t cependant peu probable. Le soleil et la pluie sont les 8� et 9� objets de toute liste des b�n�dictions de Dieu, une liste qui inclut aussi des bienfaits non mentionn�s ici, tels que les montagnes, le sommeil et le mariage. II n'y a aucune raison pour qu'un arabe du 7� si�cle, ou une personne du 20�, puisse comprendre la relation de cause � effet entre le soleil et la pluie. Consultons maintenant la Torah-Ancien Testament. Nous y trouvons trois r�f�rences qui affirment clairement la phase ( 1 ) qui pose probl�me pour le lecteur du Coran. Dans le livre du proph�te Amos, �crit 1300 ans avant l'H�gire il est dit : � Il a fait des Pl�iades et Orion, il change l'ombre de la mort en aurore, il obscurcit le jour pour en faire la nuit, il appelle les eaux de la mer (1) et les r�pand (3) � la surface de la terre : l'Eternel est son nom � (Amos 5.8). Le proph�te Esa�e �crit, lui aussi, quelque 1300 ans avant l'H�gire : � Autant les cieux sont �lev�s au-dessus de la terre, autant mes voies sont �lev�es au-dessus de vos voies et mes pens�es au-dessus de vos pens�es. Comme la pluie (3) et la neige descendent des cieux et n'y retourne ( 1 ) pas sans avoir arros�, f�cond� la terre et (4a) fait germer les plantes, sans avoir donn� de la semence au semeur et du pain � celui qui mange, ainsi en est-il de ma parole qui sort de ma bouche : elle ne retourne pas � moi sans effets, sans avoir ex�cut� ma volont� et accompli avec succ�s ce pour quoi je l'ai envoy�e � (Esa�e 55.9-11). En troisi�me lieu nous pouvons encore citer les paroles d'un proph�te qui v�cut au nord de l'Arabie. Il se nomme Job (Aiy�b ) et d�crit d'une mani�re d�taill�e le cycle de l'eau. Voici ses paroles, �crites au moins 1000 ans avant l'H�gire (probablement m�me beaucoup plus) : � Dieu est grand, mais nous ne savons pas le reconna�tre ; le nombre de ses ann�es est insondable. Il (1) attire les gouttes d'eau qui s'�vaporent et retombent en pluie (3) ; les nuages (2) la laissent couler, ils la r�pandent sur la foule des humains � (Job 36.26-28). Ces versets cit�s mentionnent toutes les phases du cycle de l'eau, � l'exception, de la phase (4b). Dans le livre du proph�te Os�e, �crit pr�s de 1400 ans avant l'H�gire nous trouvons le verset suivant qui montre la connaissance de ce processus : �... Le vent d'orient viendra, le souffle de l'Eternel s'�levant du d�sert. Il dess�chera sa source, tarira sa fontaine... � (Os�e 13.15). Le vent sec de l'orient n'amenait jamais de pluies ; il en r�sultait la s�cheresse des puits et le tarissement des sources. C'est bien traduire que l'absence de pluies prive d'eau les nappes souterraines. Ainsi la Torah-Ancien Testament d�crit parfaitement les quatre phases du cycle de l'eau, y compris celle qui �tait difficile pour les contemporains (1). 2. Les courants maritimesLe Dr Bechir Torki6 cite la Sourate de la Lumi�re (Al-Nur) 24.39,40, dat�e de l'an 5-6 post-h�g�rique : � Les actions des incr�dules sont semblables � un mirage dans une plaine. Celui qui est alt�r� croit voir de l'eau ; mais quand il y arrive, il ne trouve rien... Elles sont encore comparables � des t�n�bres sur une mer profonde : une vague la recouvre, sur laquelle monte une autre vague ; des nuages sont au-dessus. Ce sont des t�n�bres amoncel�es les unes sur les autres. Si quelqu'un �tend sa main, il peut � peine la voir. Celui � qui Dieu ne donne pas de lumi�re n'a pas de lumi�re. � (Trad. D. Masson). Dans l'�tude qu'il fait de ces versets, le Dr Torki cite les propos d'un directeur de l'un des projets spatiaux qui a photographi� les oc�ans � Les vagues et les courants des profondeurs sous-marines sont plus importants que ceux observ�s en surface. � Le Dr Torki propose d'interpr�ter l'expression coranique � vagues sur vagues � comme une preuve de la pr�-connaissance qu'avait le Coran des sciences marines. Car il existe effectivement des courants profonds tels que le Gulf Stream et le Kuro Shio, pr�s du Japon. L'hypoth�se n'est pas impossible, bien que le m�me mot soit employ� en arabe dans les deux cas. L'hypoth�se serait plus plausible si nous avions deux mots arabes diff�rents pour � vague � et � courant �. Pour ma part, je pense que ce texte est plut�t po�tique et d�crit la situation de l'incroyant vis-�-vis de Dieu. Mais en supposant que le Dr Torki ait raison et ,qu'effectivement le Coran avait l'intention de faire �tat longtemps � l'avance de sa connaissance de ce qui se passe au fond des mers, il faut remarquer que cette m�me connaissance appara�t d�j� dans la Torah Ancien-Testament. Deux textes le prouvent, celui de Jonas et les Zab�r de David. Apr�s que Jonas (Yunus), qui proph�tisa en 750 avant J.-C., fut englouti par le poisson, il d�crivit ainsi ce qu'il vit : � Jonas, dans les entrailles du poisson, pria l'Eternel son Dieu. Il dit : Tu m'as jet� dans un bas-fond au coeur des mers, et les courants d'eau m'ont environn� ; toutes tes vagues et tous tes flots ont pass� sur moi. Et moi je disais : Je suis chass� loin de tes yeux ! Mais je contemplerai encore ton saint temple. Les eaux m'ont couvert jusqu'� la gorge, l'ab�me m'a enterr�, des joncs se sont nou�s autour de ma t�te. Je suis descendu jusqu'aux ancrages des montages, les verrous de la terre m 'enfermaient pour toujours. Mais tu m as fait remonter vivant du gouffre, Eternel, mon Dieu ! � (Jonas 2.1, 3-6) Le mot h�breu traduit par � courants � est nahar. II peut �galement signifier � rivi�re � comme en arabe. � Vagues � et � flots � sont, en h�breu, deux mots diff�rents - presque synonymes, sauf que la racine du mot traduit par � flots � indiquerait plut�t les grosses vagues d une temp�te.
� Qu'est-ce que l'homme, pour que tu te souviennes de lui ? Et le fils de l'homme, pour que tu prennes garde � lui ?... Tu lui as donn� la domination sur les oeuvres de tes mains ; Tu as tout mis sous ses pieds... Les oiseaux du ciel, et les poissons de la mer, Tout ce qui parcourt les courants marins. � (Psaume 8.5, 7, 9)
3. Le non-m�lange des eaux sal�es et des eaux doucesDans la Sourate du Tr�s Mis�ricordieux (AI-Rahm�n) 55.19-21, de la p�riode mecquoise primitive, il est fait mention d'une � barri�re � entre deux sortes d'eaux : � Il (Dieu) a donn� libre cours aux deux ondes, pour qu'elles se rencontrent ;comme il y a entre les deux une zone interm�diaire, elles ne s'en veulent pas. Eh bien , vous deux, lequel des bienfaits de votre Seigneur traiterez-vous de mensonge ? � Le mot traduit ici par � zone interm�diaire � (barzakh ) signifie � intervalle �>, � barri�re �, � foss� �, � barre �, � obstruction �, � isthme �.
� Et c'est Lui qui donne libre cours aux deux ondes : celle-ci, douce, rafra�chissante, celle-l�, sal�e, am�re. Et assigne entre les deux une zone interm�diaire et barrage barr�. �
N'y a-t-il pas pu. Lors de ces voyages, longer la c�te du liban ou de la Syrie, parler � des p�cheurs tres bien inform�s du non-m�lange des eaux douces et des eaux sal�es, � l'embouchure des rivi�res qui se jetaient dans la M�diterran�e ?
Dans son deuxi�me ouvrage, le Dr Bucaille fait l'�loge des peuplades primitives pour leur habilet� � observer et � classer : � Les naturalistes disent combien ils sont frapp�s par la justesse avec laquelle certaines peuplades aux moeurs primitives, n'ayant re�u aucun enseignement ext�rieur dans ce domaine, r�ussissent n�anmoins � d�partager les esp�ces animales qui les entourent, r�alisant un inventaire digne, � peu de choses pr�s, d'un expert. � 9
Sinc�rement, vouloir interpr�ter ces versets comme la preuve d'une connaissance scientifique exacte qu'aurait eue le Coran risque de poser plus de probl�mes que cela n'en r�soud. Car on pourrait faire intervenir la notion de pr�cision ou d'exactitude de la mesure. La formulation � barri�re et barrage barr� � s'apparente fort � une interdiction absolue ! Devons-nous comprendre alors ces versets de la fa�on suivante : � Les eaux ne se m�langeront jamais ! � ?
Un ami, qui est aussi un homme de science, explique ce fait ainsi : � Au moment o� l'eau de la rivi�re entre dans la mer, elle repousse l'eau sal�e ; les deux eaux sont momentan�ment et physiquement distinctes mais il n'y a en aucune fa�on une barri�re. Sous l'angle thermodynamique ou �nerg�tique, le m�lange est un processus spontan�, imm�diat, hautement favoris� par des consid�rations d'entropie. La seule � barri�re � est d'ordre cin�tique, car il faut un certain temps pour m�langer une telle masse de liquide. � Le Dr Bucaille admet ce fait. Aussi ajoute-t-il une explication, un autre petit � pr�suppos� �. Il �crit : � Le m�lange des eaux (douces avec les eaux sal�es) ne s'op�re pour eux parfois que loin au large.� Le Probl�me Th�ologiqueSous-jacent � cet effort de pr�senter le Coran comme poss�dant une connaissance anticip�e de la science moderne, se cache un probl�me d'ordre th�ologique. La plupart de ces descriptions coraniques sont appel�es des � signes �. Si le Coran leur attribue la valeur de signes, ils devaient �voquer des choses connues ou au moins �tre intelligibles pour les premiers auditeurs de Muhammad lorsque le Proph�te leur en parlait, sans quoi le signe n'en aurait pas �t� un.
Nous en avons un bel exemple dans la bouche de Job : � Il �tend le septentrion sur le vide, il suspend la terre sur le n�ant � (Job 26.7). Pour autant que nous puissions le pr�sumer, Job ne pouvait exprimer une telle v�rit� que par une r�v�lation de Dieu. Citons encore un autre exemple : � Tu auras un endroit � l'�cart, hors du camp, et c'est l� dehors que tu sortiras. Tu auras parmi ton bagage un outil, et quand tu t'accroupiras au dehors, tu feras un creux, puis tu reviendras apr�s avoir couvert tes excr�ments. Car l'Eternel ton Dieu, marche au milieu de ton camp pour te prot�ger et pour te livrer tes ennemis devant toi ; ton camp sera donc saint... � (Deut�ronome 23.13-15).
J�sus d�clara que les miracles de gu�rison, qu'il appelait des oeuvres, �taient des signes destin�s � amener les gens � croire en lui. � Si je ne fais pas Ies oeuvres (miracles) de mon P�re, ne me croyez pas ! Mais si je les fais, quand m�me vous ne me croiriez pas, croyez � ces oeuvres, afin de savoir et de reconna�tre que le P�re est en moi, et moi dans le P�re � (Jean 10.37-38). � Si je n'avais pas fait parmi eux les oeuvres que nul autre n'a faites, ils n'auraient pas de p�ch�. Maintenant ils les ont vues, et ils ont ha�, et moi et mon P�re � (Jean 15.24). Muhammad avait affirm� que le d�sert, qui reverdissait apr�s la pluie, constituait un signe devant amener les gens � croire � la r�surection et au jugement. Voici ce que dit la Sourate de Fer (AI-Hadid) 57.17, de l'an 8 post-h�g�rique : � Sachez qu'en v�rit� Dieu donnela vie � la terre une fois morte ! Certes, nous vous avons expos� les signes ! Peut-�tre comprendriez-vous ? � Dans la Sourate mecquoise tardive, intitul�e Sourate des Bestiaux (AI-An`am) 6.67, il est dit : � Pour chaque annonce, un rep�re. Et bient�t vous saurez. � Dans Job 28.23, 25-28, le � poids du vent � est mentionn� pour donner une indication de la sagesse de Dieu � C'est Dieu qui en comprend le chemin, C'est lui qui en conna�t la demeure ..... Quand il d�termina le poids du vent Et qu'il fixa la mesure des eaux, Quand iil donna une r�gle � la pluie Et une route � l'�clair et au tonnerre, Alors il vit la sagesse et la manifesta, II en posa les fondements et la scruta jusqu'au fond. Puis il dit � l'homme : Voici, la crainte du Seigneur, c'est la sagesse ; S'�carter du mal, c'est l'intelligence.� Nous pourrions amorcer une discussion approfondie sur le principe des barom�tres pour mesurer le poids de l'air, sur celui des instruments qui mesurent la vitesse du vent. Telle n'�tait pas la pr�occupation de Job. Il �num�rait ces faits de la nature pour illustrer la sagesse de Dieu. Qu'en tirer pour nous au XX� si�cle ? Job fait-il oeuvre d'anticipation en mati�re de science ? Certainement pas ! Les paroles de Job traduisent des faits d'observation courante : n'importe qui pouvait avoir ressenti le souffle de la brise sur son visage ou vu se gonfler les voiles des navires sous l'effet du vent. Dans tous ces cas, depuis les miracles de J�sus jusqu'au poids du vent, en passant par le d�sert fertilis� par la pluie, le signe �tait per�u par les auditeurs et signifiait quelque chose pour eux. Mais il y a probl�me lorsque quelque chose qui est pr�sent� comme un signe fait appel � des connaissances inaccessibles pour les auditeurs. Il est inconcevable qu'un proph�te se serve de quelque ph�nom�ne obscur, mal connu sinon inconnu par son auditoire pour illustrer ou souligner son message. Quel effet aurait pu produire l'�vocation d'un tel � signe � sur le coeur ou l'intelligence des auditeurs ? Dieu donne au proph�te des illustrations simples et naturelles, compr�hensibles pour tous ceux qui �coutent. Si l'allusion aux courants sous-marins n'�voquait absolument rien pour les habitants de la Mecque ou de M�dine, quel impact pouvait donc avoir l'expression � vague sur vague � pour eux ? Soit ils l'interpr�taient d'une mani�re po�tique, en comparant le sort du p�cheur devant Dieu � ces t�n�bres profondes, soit ils ne la comprenaient pas. Dans ce cas, elle ne pouvait avoir valeur de signe pour eux. Il est th�oriquement possible qu'un verset ait deux significations : une signification �vidente, simple, accessible � tous les auditeurs du proph�te, et une autre, plus secr�te, plus complexe, destin�e aux lecteurs d'une autre �poque. C'est peut-�tre ce � quoi le Dr Bucaille et le Dr Torki faisaient allusion lorsqu'ils �tudiaient les donn�es coraniques sur � les courants sous-marins � ou sur � le non-m�lange des eaux �. Quoi qu'il en soit nous verrons dans la section suivante quelques versets du Coran qui semblent vraiment comporter des erreurs et ce, depuis qu'ils ont �t� donn�s, il y a quelque 1400 ans. Cela pose un difficile probl�me th�ologique.
1 Inna est un mot arabe qui traduit souvent par � En v�rit� � ; parfois il est omis par les traducteurs. Il met en relief les mots qui le suivent. [retourner au texte] 2 Pour ceux qui ne sont pas familiaris�s avec le Coran, je signale qu'il y a d'autres versets qui parlent de mort de J�sus. Ainsi la Sourate du Plateau servi (AI Ma'ida) 5.117 met dans la bouche de J�sus ces paroles adress�es � Dieu : � Puis, quand tu m'as achev� , c'est Toi qui es rest� leur surveillant. H (Notez le verbe pass�). Pour concilier ces versets avec celui qui affirme que J�sus ne mourut pas, les musulmans modifie la s�quence chronologique et disent que J�sus est mont� au ciel, mais qu'il reviendra, convertira tout monde � l'Islam et ensuite mourra.[retourner au texte] 3 L'UGTT, Tunis, 1979.[retourner au texte] 4 La Bible, le Coran et la Science, pp. 173-178.[retourner au texte] 5 Torki, op. cit., pp. 151-152.[retourner au texte] 6 Torki, ibid., p. 159. [retourner au texte] 7 La Bible, le Coran et la Science,pp.179-180 [retourner au texte] 8 Torki, op.cit,pp.160-162 [retourner au texte] 9 Bucaille, L'homme, d'ou vient-il ?. [retourner au texte] |